Le Ministre de la Culture ouvre quatre jours de travaux pour accélérer la modernisation de la gestion collective en Guinée

Conakry, 6 octobre 2026 — Le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, M. Moussa Moïse SYLLA, a présidé ce mardi 6 octobre 2026, à Conakry, la cérémonie d’ouverture d’un atelier international consacré à la gouvernance, à la gestion collective du droit d’auteur et à la maîtrise des standards et outils internationaux d’identification et de documentation des créateurs et des œuvres.

Organisée du 6 au 9 octobre 2026, cette importante session de travail s’inscrit dans la dynamique de modernisation engagée par le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA) pour renforcer la fiabilité des données, améliorer la traçabilité des œuvres et des exploitations et rapprocher durablement la gestion collective en Guinée des standards internationaux.

Une rencontre de haut niveau au service de la modernisation

La cérémonie d’ouverture a réuni les responsables du BGDA et du FODAC, les représentants des organisations partenaires, notamment l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC), ainsi que des experts internationaux et plusieurs acteurs issus des différents maillons du secteur culturel.

Cette mobilisation témoigne de l’importance accordée à la modernisation de la gestion collective des droits d’auteur en Guinée et à la nécessité de renforcer les capacités techniques et institutionnelles des structures chargées de la protection et de la valorisation des droits des créateurs.

Au cœur des échanges figure un enjeu essentiel : disposer de données fiables, structurées et interopérables sur les créateurs, les œuvres, les ayants droit et leurs utilisations, afin de garantir une meilleure traçabilité des exploitations et une répartition plus juste et plus efficace des droits.

Le BGDA engagé dans la transformation de la gestion collective

Prenant la parole à cette occasion, le Directeur général du BGDA, M. Moussa FOFANA, a mis en évidence les défis liés à la documentation du répertoire national et à son alignement sur les standards internationaux.

Il a notamment souligné l’importance de disposer d’un système documentaire performant permettant d’améliorer l’identification des titulaires de droits, la documentation des œuvres et la qualité des informations utilisées dans les processus de répartition des droits, tant au niveau national qu’international.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans les efforts engagés par le BGDA pour faire évoluer ses méthodes de travail, renforcer ses outils numériques et construire une gestion collective davantage fondée sur la donnée, la traçabilité et l’interopérabilité.

L’expertise de la CISAC et l’appui de l’OIF

Les interventions de M. Samuel SANGWA, Directeur régional Afrique de la CISAC, ainsi que du représentant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ont permis de replacer les travaux dans une perspective internationale.

Les échanges ont notamment porté sur les bonnes pratiques en matière de documentation des œuvres, d’identification des créateurs et des ayants droit, de circulation de l’information et de rémunération des titulaires de droits.

L’expertise de la CISAC constitue ainsi un apport majeur pour accompagner le BGDA dans l’amélioration de ses pratiques professionnelles et dans son rapprochement avec les standards appliqués par les sociétés de gestion collective à travers le monde.

Trois piliers pour une gestion efficace des droits

Dans son discours d’orientation, le Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, M. Moussa Moïse SYLLA, a insisté sur trois dimensions fondamentales et indissociables d’une gestion efficace des droits :

l’identification de l’auteur, la documentation de l’œuvre et la traçabilité de son utilisation.

Ces trois piliers constituent le socle d’une gestion collective moderne, capable de suivre le parcours d’une œuvre, d’identifier correctement ses titulaires de droits et de permettre une rémunération transparente et équitable.

Le Ministre a ainsi appelé les participants à transformer les acquis de cette session en solutions concrètes et opérationnelles adaptées au système guinéen de gestion collective, au bénéfice direct des créateurs et des ayants droit.

IPI, ISWC, CIS-Net et WIPO Connect au cœur des travaux techniques

À l’issue de la cérémonie officielle, les travaux techniques ont démarré autour de plusieurs thématiques stratégiques.

Du 6 au 9 octobre 2026, les participants approfondiront notamment les questions relatives à :

  • la gouvernance des organismes de gestion collective ;
  • les règles professionnelles et standards de la CISAC ;
  • la documentation des œuvres et des répertoires ;
  • l’identification des créateurs et des ayants droit ;
  • la répartition des droits ;
  • les standards internationaux d’identification ;
  • le système IPI pour l’identification des parties prenantes ;
  • le standard ISWC pour l’identification des œuvres musicales ;
  • CIS-Net, pour l’échange et la recherche d’informations sur les œuvres ;
  • WIPO Connect, outil destiné à soutenir la gestion des données relatives aux œuvres, aux créateurs et aux droits.

La maîtrise de ces outils et standards constitue un levier important pour améliorer la qualité des données du répertoire guinéen et faciliter les échanges d’informations avec les partenaires et sociétés de gestion collective à l’échelle internationale.

Une nouvelle étape dans la transformation numérique du BGDA

Cette session internationale intervient dans un contexte où le BGDA poursuit sa transformation et la modernisation de ses processus de gestion.

Au-delà de la formation, l’ambition est de renforcer progressivement un écosystème numérique intégré, capable de faciliter l’enregistrement et la documentation des œuvres, l’identification des créateurs et des ayants droit, le suivi des exploitations, la répartition des droits et la production de données fiables pour la prise de décision.

La modernisation des outils et des méthodes doit également permettre d’améliorer la qualité du service offert aux créateurs, de renforcer la transparence des opérations et de consolider la confiance entre le BGDA, les titulaires de droits et les différents partenaires du secteur culturel.

Vers une gestion collective plus fiable, transparente et performante

Avec l’appui de l’OIF, l’expertise de la CISAC et le concours du FODAC, les travaux du 6 au 9 octobre constituent une étape importante dans le processus de modernisation du système guinéen de gestion collective.

Pour le BGDA, l’enjeu est désormais de capitaliser sur ces acquis afin de faire évoluer durablement les pratiques, renforcer la fiabilité des données et consolider les mécanismes de documentation et de répartition des droits.

Cette dynamique traduit une ambition claire : faire de la modernisation de la gestion collective un véritable levier de protection, de valorisation et de rémunération des créateurs guinéens.

Le BGDA poursuit ainsi son engagement pour une gestion collective plus moderne, plus transparente et davantage alignée sur les standards internationaux, au service des créateurs et de leurs droits.