
En marge de l’Assemblée Générale de la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC) à Paris, le Directeur Général du BGDA, M. Moussa FOFANA, a mené une série de rencontres stratégiques visant à sécuriser et à optimiser les revenus des créateurs guinéens à l’international.
Un suivi rigoureux du catalogue national « Syliphone »
L’un des temps forts de cette mission parisienne a été l’audience accordée à Mme Fanta SYLLA, Administratrice Générale de SYLLART Records. Cette société historique assure, depuis plusieurs décennies, la distribution internationale du prestigieux catalogue Syliphone, véritable trésor du patrimoine musical de la Guinée.
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté du BGDA d’assurer un suivi méticuleux des relations entre l’État guinéen et ses partenaires étrangers. Les échanges ont permis de faire le point sur l’exploitation de ces œuvres emblématiques, garantissant ainsi que l’héritage musical national continue de rayonner tout en générant des revenus équitables.
Transparence et rapatriement des droits : le point avec la SACEM
Cette offensive diplomatique fait suite à une séance de travail technique tenue vendredi dernier avec la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique). L’ordre du jour était crucial pour les ayants droit :
- Le rapatriement des droits collectés au titre des années 2023 et 2024.
- La présentation du compte d’exploitation 2025, étape indispensable pour assurer une redistribution transparente et régulière des revenus aux artistes guinéens.
Modernisation des accords : cap sur le numérique et l’édition
Conscient de l’évolution rapide de l’industrie musicale, M. Moussa FOFANA a également ouvert avec SYLLART Records des discussions sur la renégociation de la convention liant les deux institutions. L’objectif est clair : adapter les contrats aux réalités actuelles du marché mondial.
Les points clés de cette modernisation incluent :
- L’intégration des nouvelles formes d’exploitation : droits éditoriaux, droits de synchronisation (musique dans les films, publicités, etc.).
- L’optimisation de la distribution numérique : pour une meilleure présence et rémunération sur les plateformes de streaming mondiales.
- La révision du dispositif des sous-éditeurs : afin d’accroître la valeur ajoutée du catalogue Syliphone et d’augmenter les redevances reversées aux titulaires de droits.
L’engagement pour la prospérité des créateurs
À travers ces démarches, la Direction Générale du BGDA réaffirme son engagement à défendre les intérêts des artistes guinéens hors de nos frontières. En renforçant ces partenariats stratégiques à Paris, le BGDA s’assure que chaque œuvre guinéenne diffusée dans le monde contribue directement à l’amélioration des conditions de vie de ses créateurs.
